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  Les origines templières du Portugal – La terre du Saint Graal

Portugal = Porto Graal

L’ordre des Templiers, l’Ordre des Pauvres Chevaliers du  Christ, a été fondé  en 1118 
par Hugues de Payens et huit autres chevaliers, compagnons de Geoffroy de Bouillon, dont Geoffroy de Saint Omer et le portugais
  Pedro Arnaldo da Rocha, originaire de Gondomar.

Le premier objectif que ce sont assignés ces chevaliers a été celui  de protéger les pèlerins en Terre Sainte en assurant   la garde du défilé d' Athlit, qui était le chemin d'accès à Jérusalem le plus dangereux pour les pèlerins.

Les Templiers ne se sont pas limités à  protéger et à aider les pèlerins en Terre Sainte. Face aux menaces de plus en plus pressantes à l’égard  du nouveau royaume chrétien de Jérusalem,  ils ont décidé d’élargir leur domaine d’action  et de  s'engager dans des combats de plus grande envergure.Leur mission est devenue celle d’assurer la défense des sites saints en Palestine contre les infidèles.

Le roi de Jérusalem, Baudouin II   leur a offert pour leur siège une aile dans son palais à la mosquée El-Aqsa, construite sur le site du temple de Salomon, duquel le nom de l'Ordre du Temple est dérivé.

Dix ans après sa création, en 1128, l'ordre des Templiers a été reconnu   par le pape, sur une demande de Bernard de Clairvaux, qui a préparé les règles de l'ordre, approuvées  par le Concile de Troyes la même année. Ces règles reflètent la doctrine religieuse   de Bernard de Clairvaux,   qui a aussi écrit un livre faisant l'éloge des  Templiers.

Leurs documents officiels ont été intitulés «Fratres militiae Templi ou Pauperes commilitones Christi Templique Salomonis».

Leur devise était  «Non Nobis, Domine, Non Nobis, Sed Nomini Tuo ad Gloriam» (Non pour nous, seigneur, non pour nous, mais pour la gloire de ton nom)

L'ordre était composé de quatre grades : les chevaliers, les écuyers, les frères laïcs et   les aumôniers et prêtres (les commandants militaires, les sergents, les soldats et le clergé).

Les Templiers juraient   de consacrer leur vie au service de Dieu, à la défense de la foi chrétienne et à la protection de ses Sites Saints, combattant les ennemis de la foi chrétienne.  Ils faisaient   des vœux de pauvreté, d'obéissance et de chasteté.

Saint Bernard, l’Abbé de Clairvaux, les a décrits comme des « moines - chevaliers de Dieu », vivant d'une façon frugale dans une communauté détachée des choses mondaines, sans femmes ni  enfants et ils ne pouvaient   pas posséder de biens matériels. Ils n'étaient jamais oisifs, ni dispersés en dehors  de leurs résidences;   quand ils n’étaient pas en campagne contre les infidèles, ils étaient occupés à réparer leurs vêtements, leurs   armes et les harnais de leurs chevaux.

Ils ne s’intéressaient  pas  aux  jeux, ils ne s’intéressaient pas   à la chasse et se baignaient rarement ; leur tenue était simple et négligée, leurs cheveux rasés et leurs visages  barbus étaient   brunis par le soleil.

L'esprit  des Templiers était  protégé   par l'armure de leur  foi, juste comme leur  corps était protégé par leur armure de fer, sans aucun autre ornement que celui de   leurs  armes. Ils   avaient   placé toute leur   confiance dans  le Seigneur et combattaient  pour   sa cause, en  cherchant   la victoire totale sur leurs ennemis ou une mort  sainte   et honorable au   combat.

Les templiers ont apporté une aide importante à la reconquête chrétienne de la péninsule ibérique.

Depuis ses débuts, le mouvement des croisades a lié son action en Terre Sainte à des interventions directes pour aider les royaumes chrétiens de la Péninsule Ibérique à se libérer des envahisseurs maures et arabes.  

Pendant les campagnes de reconquête de la péninsule ibérique   contre les maures, les   Templiers venant du nord de l’Europe sur le chemin de la Palestine ont   appuyé  la   lutte des royaumes chrétiens, en particulier celui du Portugal,  pour combattre les infidèles et propager la foi chrétienne.

La Péninsule Ibérique et surtout le territoire qui est devenu le  royaume du Portugal sont   ainsi devenus l’axe principal et aussi le plus actif des croisades de l’Occident.

En France et en Angleterre les Templiers ne se trouvaient pas   dans les mêmes  conditions de guerre, et de ce fait, dans ces deux pays, ils   se sont   consacrés  principalement à recueillir des dons et à mener des transactions financières qui leur servaient à financer leur campagnes et leur implantation en Terre Sainte.

C'est précisément leur pouvoir financier qui  les a   fait devenir  l'objet   de l'envie des grands seigneurs   féodaux et même des monarques. Pour réaliser ces opérations financières, ils contournaient  les dispositions de l'église, qui  interdisaient  aux   chrétiens d'exercer des activités d’usure.

Ils sont même devenus les banquiers du pape, ainsi que de monarques, de  princes et de particuliers. Leur énorme pouvoir financier les a conduits plus tard à des situations de conflit avec un grand nombre de monarques, qui, sous le prétexte de la  défense de   leurs intérêts et de ceux de leurs sujets, ont dénoncé publiquement aux plus Hautes Autorités Ecclésiastiques  l’origine douteuse des richesses accumulées par les Templiers.

En réalité,   ces monarques  voulaient surtout s’accaparer les  richesses   des Templiers.

 

Les   Templiers constituaient un Etat dans l’Etat; cette situation était mal vue des souverains de l'époque   qui   les soupçonnaient   d'être à l’origine des graves déséquilibres économiques   qui affectaient défavorablement les finances de leurs   pays.

Dans la péninsule ibérique, l'aide des  Templiers a été précieuse, et cela a été reconnu par les souverains ibériques, qui leur ont accordé  des bénéfices et privilèges importants. Ils étaient exempts d'impôts   et de la juridiction   épiscopale, notamment en matière de   recensements ecclésiastiques généraux.

À la différence de ce qui arrivait en France et en Angleterre, les monarques de la péninsule ibérique leur ont accordé des privilèges et de larges territoires, de préférence dans les zones de combat et sur les   premières   lignes   de la lutte des chrétiens   contre les envahisseurs maures.

Le noble croisé Henri De Bourgogne fonde la dynastie templière du comté « Portugalensis »

Les comtes bourguignons   Henry et Raymond  sont   arrivés dans la Péninsule Ibérique à la fin du   XIème  siècle, invités par le  roi Alphonse VI de Léon et de la Castille, comme croisés pour l’aider dans la défense et la reconquête de l'Ibérie contre les Almoravides.

                                                                                                                                                                      

Le comte Henry, le quatrième  fils d’ Henry du Bourgogne, grand-petit-fils de Robert I de   France, frère des ducs Hugues et Eudes de Bourgogne et arrière neveu de Saint Hugues, Abbé de Cluny, a été l’un des représentants les plus remarquables de l'esprit européen de son époque.

Il est naturel que les rois de  France   aient voulu s’assurer le vasselage complet de la part des ducs du Bourgogne, lesquels, en théorie étaient des  sujets de la   couronne française, mais en réalité, bénéficiaient   d'une réelle indépendance qui déplaisait aux souverains français.

Par ailleurs, l’emprise du Catharisme dans le  Languedoc et sa diffusion à la Bourgogne, à la Provence et à l'Aragon a suscité une implication des bourguignons   dans les campagnes contre les albigeois.

Le comte Henry, poursuivant sa vocation de croisé, a été attiré vers les régions de combats contre les infidèles  et il a souhaité lier sa mission en  Terre Sainte à une intervention   sur les  marches  occidentales de la chrétienté.

Après avoir rejoint son cousin Raymond dans la croisade contre les Sarrasins, il a rendu visite à sa tante,   la reine Constance de Léon dans la Péninsule Ibérique et il a accepté l’invitation du roi Alphonse VI de Léon  pour aider ce dernier dans  la lutte contre l'occupation maure    dans le comté Portugalensis - Portus-Calixis,  mot qui signifie le Port   du Graal ou le Portugal, un nom dérivé donc du saint Graal, l'un des symboles chrétiens   le plus  vénérés,   en  particulier  par les Cathares et par les chevaliers Templiers.

En 1095,  le roi Alphonse VI   donne sa fille Tareja  en mariage à Henry, comme   récompense pour les services rendus par ce dernier dans la lutte contre les maures,   en   lui offrant comme dot le comté   « Portugalensis », l’   une des marches   des domaines du roi de Léon, dans une partie  du territoire de ce qui  était   autrefois  la   Lusitanie.

Ce comté, qui   a pris naissance au milieu du neuvième siècle, s'étendait de l’Alto Minho dans le nord,   à la province de Trás-Os-Montes dans l'est, avec le Douro et   Coimbra au sud.

La région   de Coimbra   comprenait   les fleuves Douro, Mondego et vers le bas le Tage. En 1097, Henry  gouvernait sur les terres allant de Minho à Santarém.

Les succès militaires du printemps 1095 ont conduit Alphonse VI à accentuer   encore plus la séparation   entre le comté « Portugalensis »   et ses autres domaines péninsulaires, ce qui était  exigé par les besoins de la  poursuite de   la guerre de frontière contre les   Sarrazins.

Selon le témoignage de la «  Chronique   Lusitanienne »,    beaucoup de français avaient franchi   les Pyrénées pour participer à la bataille de Zalaca et aussi   plus tard.

Rien n'indique que le compte Henry ait adopté les croyances des Cathares, mais certainement,   en tant que  bourguignon,  il comprenait   les raisons de la lutte des combattants  du Languedoc contre les hordes capétiennes  et condamnerait les mesures répressives prises contre eux par la Curie romaine.

Il a été croisé   et à Jérusalem il aurait été en   contact avec les   Templiers auxquels   avaient été révélés les principes de la religion dualiste, inspirée par les vieilles doctrines de Zoroastre.

Les premières références au comte Henry datent de 1072 (Charte de Cluny) et de 1082, quand dans un document de Molesme, il est considéré   comme un pur, dénomination que s’attribuaient les cathares.

À la date de son mariage avec Tareja, en 1095,   il avait   environ trente ans, ce qui nous conduit   à la conclusion qu'il est né en 1065. Comme il portait  une  cape comme les   croisés, cela nous laisse supposer  qu'il ait  été en  Terre Sainte. 

Il s'est distingué dans la guerre contre l'Almoravides dans la partie méridionale de la

Péninsule Ibérique entre les dates susmentionnées. Sa cour a été  principalement   composée de nobles bourguignons et provençaux, d’artistes et de sages, ce qui a  continué   pendant le  royaume de son fils Afonso Henriques.

En mariant sa fille Tareja (Teresa) à Henry, Alphonse VI   lui a   donné comme dot le  comté   Portugalensis, qui comprenait   aussi les régions de Coimbra et de Santarém.

Les territoires du  patrimoine royal  possédés par le roi et par la couronne sont   devenus   un   bien et domaine héréditaire de la couronne.

C’est à ces biens   que le célèbre passage de la Chronique d’Alphonse VII semble faire référence en mentionnant    Tareja comme : « dedit maritatam Enrico camiti, et dotavit eam magnifice dans portugralesem terra juce heriditaria ».  

Le Portugal, un pays templier

On doit  remarquer la suite et la coïncidence des   dates des  faits historiques significatifs qui démontrent l'influence de l’Ordre des  Templiers dans la formation du Portugal en tant que  pays indépendant :

33 –  Jésus Christ utilise un calice commun dans la sainte cène pour consacrer le vin qui a été servi. Ce calice deviendra le Saint Graal.

Jésus Christ  sera après crucifié ; Joseph d'Arimathie  et Nicodemus   ont enseveli le corps du Christ et Nicodemus a recueilli   le sang du Christ  dans un récipient en plomb.

68 -  L'empereur Vespasien et son fils Titus étouffent  le soulèvement  de Jérusalem.

  Titus détruit le Temple de Salomon.

73 – Joseph d'Arimathie amène   le Graal en Europe.

1095 – le Pape Urbain II annonce les Croisades Sacrées à Clermont – Ferrant, France

1096 – Organisation officielle de la première croisade.

1099 – Vendredi Saint :   les croisés entrent à   Jérusalem.    

1115 -  Fondation de l'abbaye de Clairvaux par le comte Hugues de Troyes, avec Saint Bernard de Clairvaux comme son premier Abbé.

1118 - 1119 - Fondation par Hugues de Payens de l'Ordre des   Templiers, ou l’Ordre des Pauvres Soldats du Christ et du Temple de Salomon.

1119 - 1128 – Les Templiers ne participent pas à des combats en Palestine, ils font seulement des excavations et des fouilles autour du Temple de Salomon. La plupart rentrent dans leur pays d'origine en 1128

1124 -   Le  jour de son anniversaire, jour consacré au   Saint Esprit, le roi Afonso Henriques, portant son accoutrement de chevalier, comme était le privilège de ceux de sang royal, est adoubé chevalier   à l'autel de l'église   de S.   Salvador, à Zamora.

1126 -    Première   donation   aux   Templiers au Portugal : Fonte Arcada.

1127 - Baudoin II envoie Hugues de Payns et certains de ses compagnons en Europe ; cette même année, le pape Honorius II les reçoit et accorde son agrément officiel à l’ordre.

1128 – Saint Bernard de Clairvaux convoque le Concile de Troyes qui a reconnu officiellement les Templiers en tant qu'Ordre religieuse et militaire.

  Le   château   de Soure  est  donné  aux   Templiers,   par   D. Tareja,   ainsi que les terres entre Leiria et Coimbra.

Reconnaissance de l'ordre des   Templiers par le Concile de Troyes.

La donation du château de Soure aux Templiers est faite à  peine deux mois après la comparution du fondateur de l'ordre du Temple devant le concile de Troyes.

Victoire  de   D.  Afonso Henriques sur les troupes de sa mère   dans la bataille de São  Mamede.

1129 – Le Pape accorde sa bénédiction à l'Ordre des Templiers.

  L’infant   Afonso Henriques signe de sa propre main la lettre de donation du Château de Soure aux Templiers ; dans cette lettre l’infant se reconnaît « frère » des Templiers.  

1131 - Saint Bernard de Clairvaux   rédige   la  Règle des   Templiers.

1139 – Paraît la Bulle du Pape Innocent II, " Omne Datum Optimum  ", source de tous les privilèges de l’ordre.

Le but de celle-ci est de doter le Temple de chapelains pour le service religieux et par là, de l’affranchir des juridictions épiscopales. L’ordre est alors soumis directement à l’autorité du pape, laissant ainsi au maître et à son chapitre une liberté presque totale. En outre, les Templiers se voient donnés le privilège de percevoir les dîmes.

Implantation des Templiers à Braga.     

1140 - Victoire en 1140 de D.   Afonso Henriques sur les maures  dans la bataille de Ourique.

1143 – Afonso Henriques porte le  titre de Rex qui est reconnu   par pape Eugene III, un disciple de Bernard de Clairvaux.

L'abbaye de S.  João   de Tarouca   passe à obéir à Clairvaux, suivie   des abbayes de Lafões, Salzedas, Sever, Fiães, S. Pedro das Aguias.

1146 - le Pape Eugène III  accepte d’accorder aux Templiers comme insigne, la tunique blanche ornée à l’épaule de la croix pattée noire   comportant quatre branches égales. A partir de ce moment, l’ordre ne cesse de grandir et bientôt, il possède des commanderies dans toute l’Europe aussi bien qu’en Palestine. L’ordre affrète sa propre flotte basée à La Rochelle (c’est de là que partaient les navires à destination du Levant).

1147 – A la demande de Saint Bernard de Clairvaux, le roi de France Louis VII et l'empereur Conrad III du Sacre Empire  Romain Germanique organisent la deuxième croisade.

La reconquête du Portugal  devient l’ un des axes les plus importants des croisades de l’Occident

D. Afonso Henriques avec l’appui des Templiers conquiert   Lisbonne et Santarém.

Les propriétés et les revenus   des églises de Santarém ont été cédés aux   Templiers.

Le 27 avril 1147,   le Pape Eugène III  octroie aux Templiers l’usage de la croix rouge