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Spiritualité et dignité de l’homme |
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Au
moment où la France s’interroge sur le rôle et la place du spirituel
dans la société, il est toujours Les origines du christianisme furent riches de beaucoup d’idées et son dogme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, ne fut érigé qu’au fil de nombreux conciles. Au départ, il s’inscrivit dans une mouvance très large, se référant à de nombreuses sources, dont certaines seulement furent retenues pour le canon chrétien. Revenir à ces sources permet à la fois de reprendre contact avec la vitalité des origines du christianisme, mais aussi de remettre à leur place les éléments récemment exploités par des romans à succès tirés par les cheveux. De toute évidence, nous devons faire la distinction entre le concept de la religion sociale et son message spirituel car, souvent, nous confondons églises et spiritualité. Le philosophe allemand, Rudolf Otto, avait déjà clarifié au siècle dernier qu’il existe une convergence des grandes religions autour d’éléments centraux identiques, qui constituent le sacré. Défini comme le besoin du «Tout Autre», le sacré est un élément de la structure de la conscience humaine, comme l’ont démontré les anthropologues de l’imaginaire, et non pas un moment de l’histoire comme le croyaient les successeurs d’Auguste Comte. C’est parce que nous possédons en nous-mêmes cette dimension que nous sommes capables de perceptions métaphysiques. Ceci n’est pas sans rapport avec ce qui s’est produit il y a quarante ans. Dans l’année 1968, toute la planète fut parcourue d’un élan de liberté, de remises en question des conformismes et d’un besoin de rénovation des formes d’expression de la vie sociale et individuelle. Une sorte de souffle dionysiaque enflamma la jeunesse du monde : il n’y eut pas seulement mai 68 en France mais aussi le printemps de Prague, les révoltes des Tlatelolco au Mexique, les protestations à Berlin, au États-Unis et au Japon. Ce ne fut pas une révolution, mais l’expression mal canalisée d’un besoin du Tout Autre, mal traduit à l’époque par des formes politiques réductrices. Aujourd’hui, nous avons tous besoin de rénovation et de rêve, mais l’expérience nous a rendu frileux face aux idéologies. Alors comment être sûr de ressentir le bon idéal ? La réponse est simple : au-delà de ses énoncés et des formes apparentes, nous devons nous interroger sur la capacité de cet idéal à défendre et à promouvoir, à travers sa mise en action, la dignité de l’homme Par Fernand SCHWARZ Président de la Fédération Française De Nouvelle Acropole |
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